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Captation Paris

Le Journal · Paris & lieux

Accor Arena, Zénith, Olympia : capter dans les grandes salles parisiennes

Captation Accor Arena, Zénith ou Olympia : ce qui change pour filmer un événement d'entreprise dans une très grande salle. Dispositif, lumière, régie.

5 min de lecture Paris

Grande aréna parisienne configurée pour un événement d'entreprise, gradins et scène éclairée
Une aréna en configuration événement d'entreprise. Le grand dispositif commence ici. Le Journal

Il arrive un moment où l’événement d’entreprise change d’échelle. La salle de conférence ne suffit plus, l’auditorium non plus : on privatise une très grande salle parisienne, une aréna, un Zénith, une scène mythique. Pour la captation, ce saut de dimension n’est pas une affaire de taille. C’est un autre métier qui commence. Le voici, vu de derrière la caméra.

Pourquoi une entreprise loue une aréna

Convention de plusieurs milliers de collaborateurs, lancement de produit grand public, kick-off commercial à forte mise en scène : certains événements ont besoin d’un volume que seules les très grandes salles offrent. Paris en compte plusieurs qui se privatisent pour l’entreprise : l’Accor Arena à Bercy pour les très grands formats, les Zénith pour les jauges intermédiaires, des scènes comme l’Olympia pour une soirée prestige plus resserrée. Chacune impose son échelle, et c’est cette échelle qui redéfinit la captation.

Leur point commun : la distance. Entre la régie, le fond de salle et la scène, on ne parle plus de mètres mais de dizaines de mètres. Tout le dispositif découle de là.

L’échelle du dispositif change tout

Dans une salle de réunion, deux ou trois caméras suffisent. Dans une aréna, la grammaire est différente.

Plus de caméras, et de longues focales

Couvrir une grande scène vue depuis des gradins lointains réclame davantage de points de vue et des optiques que l’on ne sort jamais ailleurs. Les longues focales deviennent la norme : depuis une régie au fond de la salle, elles vont chercher un visage en gros plan sur scène sans déformation, comme à la télévision lors d’un concert. Un opérateur tient le plan large de sécurité, d’autres travaillent les serrés des intervenants, un autre balaie les gradins pour capter les réactions du public.

Une caméra de scène, au plus près

Le plan large dit l’ampleur, mais c’est la proximité qui donne l’émotion. Une caméra de scène, postée en bord de plateau ou en fosse, va chercher le détail que les positions lointaines ne peuvent pas atteindre : la main de l’orateur, le regard, le pas vers le public. Dans un événement haut de gamme, c’est souvent ce plan qui fait la différence.

Du mouvement : traveling, grue

Quand le lieu et le budget le permettent, le dispositif s’enrichit de mouvement. Un rail de traveling le long de la scène, une grue qui décolle pour ouvrir sur l’ensemble des gradins : ces outils donnent une signature cinématographique et traduisent la dimension de l’événement. Sur une aréna, ils trouvent enfin l’espace pour s’exprimer.

La lumière et les écrans géants

Une grande salle privatisée pour un événement d’entreprise est éclairée par une création lumière scénique, conçue pour le live et le public présent. Pour la caméra, c’est une matière magnifique et exigeante : contrastes forts, couleurs saturées, faisceaux mobiles. Le réglage se cale sur cette lumière de spectacle plutôt que de la corriger.

Les écrans géants, eux, sont au cœur du sujet. Dans une aréna, une bonne part du public regarde l’écran plutôt que la scène. La captation alimente souvent ces écrans en direct, et ce flux doit être impeccable : c’est l’image que voient des milliers de personnes en salle. Filmer l’événement et nourrir l’écran géant ne font qu’un.

Le son d’une très grande salle

Le son d’une aréna n’a rien à voir avec celui d’un auditorium. Le volume du lieu, la sonorisation de concert, la réverbération sur de grandes surfaces : tout pousse à ne jamais capter le son à la caméra. On se branche directement sur la console de sonorisation pour récupérer un signal propre, celui des micros de scène. C’est la seule façon d’obtenir une bande son nette, à la hauteur de l’image.

L’accès, la régie et la logistique

Une très grande salle est un site technique avant d’être un lieu d’événement. Cela change la préparation du tournage.

  • Les accès. On entre par les quais de déchargement, avec créneaux horaires, badges et parcours balisé pour le matériel lourd. Le repérage valide ces accès bien avant le jour J.
  • La position de régie. Dans une aréna, la régie vidéo s’installe loin de la scène, souvent au cœur de la salle ou en fond de gradins. Les distances de câblage se comptent en dizaines de mètres et se planifient au plan d’implantation.
  • La cohabitation. Lumière, son, plateau, sécurité : sur un grand dispositif, la captation est une équipe parmi d’autres. Les positions caméra se négocient en amont avec le régisseur général du lieu.
  • Les répétitions. On cale les axes pendant les raccords de la veille ou du matin. Le jour J, plus rien ne s’improvise.

Le direct sur écran géant et au-delà

Sur une aréna, la captation produit souvent plusieurs livrables à la fois : le direct projeté sur les écrans de la salle, un flux de diffusion pour les collaborateurs à distance, et l’enregistrement multicaméra qui servira au film de l’événement. Tout cela passe par une régie capable de mélanger les sources en temps réel et de gérer ces sorties simultanées.

Cette ambition a un prix. Un grand dispositif multicaméra avec régie complète se situe en général entre 5 000 et 9 000 € HT, davantage encore pour une aréna où s’ajoutent les moyens de mouvement, les longues focales et les effectifs qu’exige une telle salle. C’est la contrepartie logique de l’échelle : on ne capte pas un événement de plusieurs milliers de personnes avec les moyens d’une conférence.

Des images à la hauteur de l’événement

Privatiser une grande salle parisienne, c’est envoyer un signal fort, en interne comme à l’extérieur, et les images doivent le porter. Un plan large de gradins pleins, un serré sur l’intervenant baigné de lumière scénique, un mouvement de grue qui révèle la jauge : cette matière nourrit la communication bien au-delà de la soirée, des réseaux sociaux au prochain dossier commercial.

Vous préparez un événement dans une très grande salle, à Bercy, dans un Zénith ou sur une scène prestige ? Découvrez les lieux où nous filmons, voyez comment nous abordons un autre terrain d’envergure avec notre article sur la captation à La Défense, et consultez nos repères sur le prix d’une captation. Pour parler de votre projet, décrivez-le dans le formulaire de devis.

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